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LES ATR…SIES INTESTINALES AU CHU P…DIATRIQUE CHARLES DE GAULLE DE OUAGADOUGOU

  • Journal Africain Francophone de Chirurgie Pédiatrique , 8 (2024) (2) : 1191-1197
Discipline : Médecine
Auteur(s) :
Renseignée par : SAWADOGO B Benjamin

Résumé

INTRODUCTION : L’atrésie intestinale est une malformation rare, caractérisée par une interruption de la continuité de la lumière intestinale. Cause d’occlusion intestinale néonatale, sa prise en charge (PEC) constitue un défi pour les pays aux ressources limitées comme le Burkina Faso. Le but de cette étude était de faire le point sur leur PEC avec nos conditions actuelles.
PATIENTS ET METHODES : Il s’est agi d’une étude rétrospective et descriptive sur une période de 5 ans, du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2021, qui a inclus tous les dossiers des nouveau-né PEC pour atrésie intestinale confirmée en per opératoire, dans le service de chirurgie pédiatrique. Les enfants qui étaient décédés avant la prise en charge (n = 12) n’étaient pas inclus dans l’étude. Les classifications de Grosfield et de Gray et Skandalakis ont été utilisées pour le diagnostic.
RESULTATS : En 5 ans, 123 nouveau-nés ont été inclus. L’âge moyen à l’admission était de 5, 76 jours. Le sexe féminin représentait 52,85%. La prématurité et l’hypotrophie étaient retrouvées respectivement dans 17,07% et 31,71%. Le diagnostic anténatal a été fait dans 8,13% des cas. Il y avait 61,79 % (n = 76) d’atrésies jéjuno-iléales, 34,15% d’atrésies
duodénales (n = 42) et 4,06% d’atrésies coliques (n = 5). Des anomalies associées étaient retrouvées dans 13% des cas. La duodéno- duodenostomie latéro-latérale et la résection du diaphragme ont été réalisées respectivement dans 59,52% et 40,48% des cas d’atrésie duodénale. Dans les cas d’atrésie jéjuno-iléale, la résection de la zone atrétique suivie d’anastomose termino-terminale a été effectuée dans 75% des cas. Dans les cas d’atrésie colique 4 patients sur 5 ont bénéficié d’une colostomie en période néonatale. Des complications post- opératoires étaient survenues dans 59,35% des cas. Le taux de survie
était de 41,46%. Prématurité et hypotrophie étaient significativement associées à la mortalité (58,54%).
CONCLUSION : L’atrésie intestinale est une pathologie néonatale complexe et grave dont le pronostic reste à améliorer par le renforcement des équipements en réanimation néonatale.

Mots-clés

atrésie intestinale, malformation intestinale, occlusion néonatale, enfant.

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